Budget 2026 : Une grande partie des crédits de l’ESS rétablis, mais la vigilance reste de mise

Publié le 19 février 2026

L’adoption de la loi de finances pour 2026 marque une étape importante pour l’ESS. Une partie des crédits du ministère de l’Économie et des Finances consacrés à son développement, qui avaient subi une baisse jugée inacceptable dans la version initiale du projet de loi de finances (PLF), ont finalement été rétablis par un amendement gouvernemental.

Ces moyens financent notamment le dispositif local d’accompagnement (DLA), qui soutient les TPE et PME de l’ESS sur les territoires, les pôles territoriaux de coopération économique (PTCE), les Chambres Régionales de l’ESS dans leur mission d’accueil et d’orientation des entreprises, ainsi que les têtes de réseaux du secteur. Leur maintien constitue un filet de sécurité essentiel pour permettre aux structures de l’ESS de poursuivre leurs activités et d’accompagner les transitions en cours.

D’autres ajustements budgétaires ont également permis de limiter certaines fragilisations du secteur. Des amendements gouvernementaux sont revenus en partie sur des annulations de crédits qui auraient fortement affecté des dispositifs structurants, notamment les services civiques et la politique d’appui à l’insertion par l’activité économique (IAE). Le rétablissement partiel des crédits de l’IAE a notamment permis de préserver une grande partie (51 000) sur les 60 000 parcours d’insertion menacés.

Dans un courrier adressé aux acteurs du secteur, le président d’ESS France, Benoît Hamon, souligne que le maintien des crédits dédiés au développement de l’ESS a été accueilli avec « une certaine forme de soulagement » par les organisations concernées, résultat d’une mobilisation collective des réseaux, entreprises et élus engagés pour le secteur.

Si ces arbitrages constituent un signal positif, la prudence reste toutefois de mise. ESS France souligne la nécessité d’évaluer l’impact global de l’ensemble des mesures adoptées dans la loi de finances et de rester mobilisé afin d’éviter toute annulation ultérieure de crédits qui fragiliserait les acteurs du secteur.

Dans ce contexte, ESS France rappelle que l’enjeu dépasse le seul cadre budgétaire. La prochaine étape sera l’adoption d’une stratégie nationale de développement de l’ESS, attendue par l’ensemble de l’écosystème. Comme le souligne Benoît Hamon, « notre prochain combat est celui de l’adoption d’une stratégie nationale de l’ESS à la hauteur des potentialités de l’ESS et des défis qu’impliquent les grandes transitions ».

ESS France poursuivra donc sa mobilisation pour que la France se dote d’une feuille de route durable et ambitieuse en matière d’ESS, une économie indissociable de l’intérêt général et essentielle à la cohésion sociale et à l’accès aux droits fondamentaux.

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