ESS France alerte sur les conséquences d’un retard ou d’un gel des crédits dédiés à l’ESS

Publié le 8 avril 2026

ESS France appelle à une clarification rapide du calendrier de déploiement des crédits dédiés à l’économie sociale et solidaire (ESS). Dans un contexte marqué par la destruction de plus de 10 000 emplois dans le secteur en 2025, l’organisation alerte sur les conséquences qu’un retard ou un gel des financements pourrait avoir sur les structures, les dispositifs d’accompagnement et la cohésion territoriale.

Dans un courrier adressé à Serge Papin, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, Benoît Hamon, président d’ESS France, appelle à une clarification rapide du calendrier de déploiement des crédits de l’action 04 « Économie sociale, solidaire et responsable » du programme 305 « Stratégies économiques ».

Ces crédits financent plusieurs dispositifs structurants pour l’économie sociale et solidaire (ESS), notamment le Dispositif local d’accompagnement (DLA), les missions des CRESS reconnues par la loi du 31 juillet 2014, les Pôles territoriaux de coopération économique (PTCE) ainsi que les têtes de réseau nationales contribuant aux politiques publiques.

Cette demande intervient dans un contexte de dégradation de l’emploi dans l’ESS. Selon les derniers chiffres de l’Observatoire national de l’ESS, 10 447 emplois ont été détruits en 2025. ESS France souligne que de nombreuses structures et entreprises de l’ESS se trouvent aujourd’hui dans une situation de forte vulnérabilité.

Dans ce contexte, ESS France estime essentiel de préserver l’écosystème d’accompagnement des structures de l’ESS dans les territoires. Le courrier rappelle que les acteurs concernés ont déjà engagé des ressources pour assurer la continuité de leurs missions d’intérêt général, sans visibilité précise sur les montants, le calendrier ou les modalités des engagements de l’État.

ESS France considère qu’un éventuel gel des crédits aurait des conséquences importantes sur les capacités d’action des réseaux et dispositifs d’accompagnement, avec des impacts possibles sur les projets, les partenariats territoriaux et l’emploi.

Les acteurs de l’ESS souhaitent désormais pouvoir échanger avec le ministère afin de préciser les modalités d’affectation et de ventilation des crédits dans les meilleurs délais.